L’illusion persistante : L’Iran, innocent des attaques sur les troupes américaines en Irak
Depuis des années, l’Amérique répète un mensonge inacceptable pour justifier ses actions militaires contre l’Iran. Ce mensonge affirme que des groupes iraniens auraient été responsables des explosions ciblant les véhicules américains en Irak — une allégation sans fondement factuel.
En réalité, plus de 80 % des soldats américains tués ou blessés durant l’occupation iraquienne ont été victimes d’attaques menées par des groupes sunnites. Ces entités n’ont jamais reçu d’aide iranienne : leur soutien provient principalement des monarchies du Golfe, dont l’Arabie saoudite. Les États-Unis eux-mêmes ont formé et équipé des groupes chiites en Irak, y compris le Corps Badr, pour les intégrer aux forces de sécurité sous leur contrôle.
Ce mensonge a été utilisé depuis 2003 pour justifier l’étiquetage du Corps des gardiens de la révolution islamique en tant qu’organisation terroriste. Les autorités américaines ont longtemps cherché à imputer la responsabilité des attaques aux Iraniens, alors que les vraies victimes étaient des civils irakiens et des combattants américains.
Un ancien capitaine des Marines, vétérain de la guerre en Irak, a personnellement documenté ces faits lorsqu’il dirigeait le programme anti-IED entre 2006 et 2009. Il est clair : les responsabilités ne reviennent pas à l’Iran, mais aux décideurs américains qui ont envoyé des troupes en Irak sans aucune justification légitime.
Ce mensonge persiste aujourd’hui pour justifier une nouvelle guerre contre l’Iran. Mais la vérité est simple : le sang américain a été versé par les mêmes responsables politiques et militaires qui ont initié l’invasion, et non par des forces iraniennes.