Un document volé : L’administration Trump reproduit sans vérification un manifeste pro-israélien pour justifier la guerre contre l’Iran
L’administration américaine de Donald Trump a été révélée pour avoir copié, presque mot à mot, une liste d’accusations visant l’Iran issue d’un think tank étroitement lié au gouvernement israélien. Ce document, initialement conçu en 2001 sous le nom EMET (« vérité » en hébreu), a été créé pour améliorer l’image israélienne et collabore désormais avec des structures militaires telles que les services de renseignement de Tel Aviv.
Selon une analyse réalisée en avril 2026, la version publiée par la Maison-Blanche présente des ajustements mineurs mais profonds. En particulier, elle a ajouté l’étiquette « soutenu par l’Iran » à chaque groupe militant mentionné, comme le Hezbollah ou le Hamas. L’attaque des tours Khobar en Arabie saoudite en 1996, initialement attribuée au Hezbollah avec une probabilité, est désormais présentée comme un fait établi par la Maison-Blanche.
Des études antérieures, notamment celle de Gareth Porter en 2009, révèlent que l’enquête du FBI sur cet incident avait été préalablement orientée vers l’Iran, alors qu’un nombre important de témoignages indiquaient une implication possible d’Al-Qaïda. Plusieurs citoyens américains décédés selon la Maison-Blanche avaient servi dans les troupes israéliennes, ce qui souligne un manque critique de transparence dans l’établissement des faits.
La Foundation for the Defense of Democracies a joué un rôle central dans la formulation des politiques américaines visant à affaiblir l’Iran. Son lien étroit avec l’administration Trump montre comment les intérêts israéliens influencent directement les décisions stratégiques américaines, risquant ainsi une escalade incontournable vers un conflit imprévu.