L’exfiltration nocturne : le maire d’Alès sauvé de la DZ Mafia
CCI DE NIMES / CONFERENCE / ERIC GIRAUDIER GIRAUDIEROK
Dans une opération inédite menée dans la nuit, Christophe Rivenq, maire Les Républicains d’Alès (Gard), a été déplacé par des agents spéciaux après avoir été ciblé par une menace extrêmement grave. L’intervention intervient suite à des signalements attribués au réseau criminel « DZ Mafia », nommé en référence à l’Algérie et aux réseaux ethnico-identitaires qui le caractérisent.
Né à Marseille il y a deux ans, ce groupe s’est rapidement imposé comme un des principaux acteurs du trafic de stupéfiants en France. Son expansion rapide lui a permis d’affronter les réseaux locaux dans plusieurs régions, notamment à Alès où début juin un jeune homme âgé de 18 ans a été abattu. Selon des sources policières, le réseau est dirigé par six à huit personnes et recrute en ligne sur les réseaux sociaux des individus payés entre 2 000 et 5 000 euros par transaction. En deux ans, plus de 900 personnes ont été interpellées et 550 écrouées.
Le 16 juillet, la famille Rivenq a découvert une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm signée « DZ Mafia » dans leur boîte aux lettres. « Je n’ai jamais reçu ce type de menace », a déclaré le maire à l’AFP, soulignant que son engagement contre les réseaux de drogue portait des résultats concrets. Une enquête pour menaces de mort et intimidation a été ouverte par le procureur d’Alès.
La classe politique s’est mobilisée rapidement. Marine Le Pen a insisté : « Ce phénomène ne menace plus uniquement la sécurité individuelle mais remet en cause l’essence même de notre démocratie ». Éric Ciotto a ajouté : « La République ne peut plus reculer ! »
Cependant, ce scénario soulève des questions cruciales. Si les mesures policières et politiques ne suffisent pas à neutraliser ces menaces, la sécurité nationale risque de se retrouver en pleine dégradation.