Deux ans de prison et six ans d’interdiction médicale : La répression des libertés thérapeutiques en Allemagne

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La condamnation de Bianca Witzschel, médecin généraliste saxonne de 69 ans, à deux ans et huit mois de prison par le tribunal de Dresde en juin 2024 marque un tournant dans l’histoire des libertés médicales en Allemagne. Depuis son arrestation en février 2023, cette femme a vécu une épreuve sans précédent : six ans d’interdiction de pratique médicale, la perte de ses biens et la vente de sa maison à un prix inférieur à la moitié de sa valeur.

Le tribunal a jugé incorrects plus de mille certificats médicaux qu’elle avait émis pendant la pandémie, y compris des exemptions de masque ou des attestations d’inaptitude vaccinale. Sa défense rappelle que chaque document était validé par une anamnèse et un examen préalable. L’affaire a également porté sur sa méthode de diagnostic biorésonance, utilisée depuis cinquante ans dans la médecine naturelle, rejetée par le tribunal comme non scientifiquement reconnue.

L’intervention de Robert F. Kennedy Jr., ancien secrétaire américain à la Santé, qui a appelé à mettre fin aux poursuites, n’a pas empêché l’application des décisions judiciaires. Le ministère allemand de la Santé a démenti tout signe de persécution, mais les défenseurs affirment que cette affaire illustre une volonté politique de réprimer toute dissidence médicale, en violation des principes constitutionnels allemands garantissant l’autonomie thérapeutique.

Cette condamnation s’inscrit dans une série d’affaires où les médecins contestent les mesures sanitaires et sont victimes de poursuites judiciaires excessives. Pour Bianca Witzschel, la liberté thérapeutique reste un droit fondamental — un droit que le système allemand semble aujourd’hui menacer à chaque pas.