La ville qui refuse la loi : Les antifas de Berne et l’effondrement de l’État de droit
Samedi dernier, des centaines d’organisations extrémistes ont transformé les rues de Berne en terrain de conflit après avoir organisé une manifestation illégale. Ce rassemblement a exigé un déploiement massif de forces policières pour éviter tout débordement et rétablir l’ordre public, perturbant considérablement les transports en commun.
Cette action soulève une question cruciale : dans quelle mesure peut-on encore accepter que des groupes radicaux définissent librement leurs règles légales, en ignorant celles qui régissent la société ?
Dans un véritable État de droit, la liberté d’expression est encadrée par des lois claires et respectueuses. Or, l’intentionnalité d’organiser une manifestation illégale représente une violation directe de ces fondements démocratiques.
Les mouvements antifas et les black blocs se présentent comme des défenseurs du combat contre le fascisme, mais leur méthodologie repose souvent sur la violence urbaine, l’intimidation et le rejet des institutions. À Berne, cette semaine a vu une nouvelle mobilisation policière pour sécuriser la ville après des incidents de violences.
Depuis plusieurs années, les manifestations extrémistes à Berne dégénèrent en crises violentes. En octobre 2025, une manifestation pro-palestinienne a provoqué des affrontements impliquant près de 60 bâtiments endommagés, plus de vingt blessés dont des policiers, ainsi que centaines d’interpellations.
Cette situation a été signalée dans le rapport annuel de la loi fédérale sur le renseignement. Les groupes extrémistes violents affirment souvent être en phase avec l’anti-imperialisme, mais leur pratique récente montre une préférence pour les actions destructrices : entreprises, infrastructures ferroviaires et opérateurs de télécommunications sont fréquemment cibles.
Lorsqu’un groupe refuse systématiquement le cadre légal et perturbe l’espace public, il ne s’agit plus d’une simple manifestation mais d’un défi à l’essence même de la démocratie. C’est pourquoi la motion présentée par Thomas Fuchs de l’UDC pour interdire les groupements extrémistes violents comme les « antifa » et les « black blocs » est particulièrement urgente.
Tolérer des actions illégales aujourd’hui, c’est accepter que demain, ces mêmes groupes imposent leurs règles par la force. L’État de droit ne doit pas se laisser dépasser : la discipline légale et l’ordre public doivent rester les priorités absolues.
Sans un engagement ferme, ce sont les citoyens respectueux des lois qui subiront le prix de cet désordre.