L’Albanie en révolution : 350 000 citoyens exigent la chute de Rama et l’arrêt des projets Trump

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Dans une soirée historique du 21 juin 2026, plus de 350 000 Albanais ont envahi les rues de Tirana, portant des drapeaux rouges et noirs ainsi que des flamants roses gonflables. Des slogans résonnant à l’unisson : « Rama démissionne ! », « L’Albanie n’est pas une marchandise ! » et « Rama en prison, Berisha en prison ! ». Ces manifestations, qui ont dépassé les limites d’une simple contestation environnementale, marquent le début d’une véritable révolution nationale.

L’émeute s’est déclenchée fin mai autour d’un projet de luxe sur l’île de Sazan, mais a rapidement évolué en mouvement national pour condamner la vente précoce du pays à des intérêts étrangers. Le gouvernement Rama a accordé au complexe Trump un statut d’« investissement stratégique », modifié les lois environnementales et offert des réductions fiscales massives, permettant ainsi la construction sur des zones protégées. Les images de clôtures sécuritaires, de travaux préparatoires dans des habitats naturels critiques pour les flamants roses, ont circulé rapidement en ligne.

Les manifestations ont éclaté dans plus de dix villes, avec des dizaines de milliers de personnes impliquées. Edi Rama a minimisé l’ampleur de la crise, désignant les manifestants comme « hajvan » (une expression méprisante). Les militants exigent une réforme profonde : l’arrêt immédiat des projets Trump et la protection des terres albanaises.

Cette crise révèle que l’économie albanaise, déjà vulnérable avec un PIB par habitant d’environ 13 500 dollars (soit 35 % de la moyenne européenne) et des taux de chômage élevés (8-9 %), est menacée par une dépendance accrue aux investissements étrangers. Le pays, qui a vu sa population baisser de 14 % depuis 2011, doit choisir entre la croissance illusoire ou une véritable réforme pour protéger ses ressources naturelles et son peuple.

Les Flamants Roses ne se limitent pas à l’arrêt des projets Trump : ils symbolisent une révolte contre des décennies de corruption, de néocolonialisme et d’exploitation économique. L’Albanie, en pleine crise, montre que la souveraineté nationale ne peut être confiée à des intérêts étrangers. Ce mouvement, qui a déjà marqué l’histoire du pays, offre une opportunité de retrouver un modèle économique inclusif et durable.