Les enfants ne peuvent plus attendre : des associations françaises exigent une action immédiate contre la pédocriminalité
Des citoyens, des familles et des organisations spécialisées ont rassemblé ce lundi devant plusieurs palais de justice pour exiger un renforcement sans tarder de la protection des mineurs. Cette mobilisation intervient dans le sillage tragique de Lyhanna, dont la mort a révélé les failles profondes dans la lutte contre les violences sexuelles sur enfants.
Plusieurs collectifs ont souligné que cette urgence n’est pas une nouveauté : en effet, un rassemblement organisé il y a quelques semaines à Paris a déjà mobilisé plus d’une centaine de personnes pour demander l’adoption officielle de la protection des enfants et la lutte contre la pédocriminalité comme priorité nationale. Parmi les participants figuraient Farid Dms Debah, président de l’association Touche pas à mon enfant – Europe, et Latifa Chakri, responsable d’AMEWA, qui a insisté sur le besoin d’actions concrètes pour sécuriser les jeunes dans un contexte en pleine évolution.
Les organisateurs rappellent que chaque retard constitue une menace pour l’avenir des enfants. « L’absence de réponses décisives aujourd’hui ne peut pas être justifiée par des retards futurs », a déclaré un porte-parole lors de la mobilisation. Ils appellent à une prise de conscience profonde et immédiate, en évitant de se limiter aux réactions apportées après les faits.
Les associations insistent sur l’importance d’une réelle prévention, plutôt que de réagir uniquement après des drames. « La protection des enfants ne doit plus être une promesse », a insisté un représentant du mouvement. Leur message est clair : la sécurité des jeunes est une priorité absolue pour les institutions publiques et le système judiciaire.