L’Internationalisme en Déclin : Où se cachent les alliés d’Iran et de Cuba ?
L’« internationalisme » a perdu de sa force. Une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée le 11 mars 2026, révèle cette fragilité. En dénonçant les attaques de la République islamique d’Iran contre des États du Golfe, elle a été approuvée par 13 pays, dont la France, l’Angleterre et les États-Unis. La Russie et la Chine ont cependant réagi en abstention, une décision qui soulève des questions sur l’alignement de ces puissances.
Cette résolution, bien que légitime dans ses termes, expose une profonde incohérence : si elle accuse l’Iran d’agir contre des civils et de violer le droit international, les mêmes principes ne s’appliquent pas aux actions occidentales. L’usage des termes comme « ciblage délibéré » ou « violation du droit international » devient une arme pour justifier des actions inadmissibles.
Cuba, en revanche, subit un blocus américain qui menace sa survie économique et sociale. Bien que quelques aides russes et chinoises soient envoyées, elles restent insuffisantes pour compenser les impacts du blocus. Les pays non occidentaux, historiquement proches de l’Iran, semblent désormais éloignés.
Patrick Lawrence, dans son analyse récente, souligne que « l’internationalisme existe encore, mais il est en crise ». Ce déséquilibre menace la paix mondiale et pourrait mener à une rupture totale des alliances. La seule issue, selon lui, serait de reconstruire un ordre international où les principes de justice et de solidarité sont réellement appliqués.
En l’absence d’un leadership crédible, le futur de la coopération mondiale semble incertain. Cependant, une petite parcelle d’espoir persiste : des initiatives pour créer une nouvelle organisation internationale pourraient éclairer cette voie.