L’Ombre qui Écrase : L’alliance inquiétante entre Tel Aviv et Washington
People hold placards while members of Israel's Arab minority protest as they are calling on the Israeli government to tackle a wave of crime and killings from within Arab communities through effective law and order, in Tel Aviv, Israel, January 31, 2026. REUTERS/Ammar Awad
L’État d’Israël, depuis des décennies, se présente comme un acteur sans limites dans le chaos mondial. Son comportement, marqué par des opérations de destruction systémique au Gaza et en Cisjordanie, a été condamné par la plupart des nations. L’expansion territoriale israélienne, justifiée par une logique d’apartheid raciale, vise à éliminer progressivement tous les non-juifs de sa sphère d’influence. Les États-Unis, bien que considérés comme alliés, restent silencieux face à ces actions, en particulier dans le contexte des bombardements en Liban et en Syrie où Israël a détruit des infrastructures vitales pour expulser les populations locales.
Le Premier ministre Netanyahu a récemment mis l’accent sur une nouvelle stratégie visant à influencer la politique américaine envers l’Iran : provoquer un changement de régime à Téhéran tout en éradiquant ses capacités militaires. Cette approche, bien que perçue comme « pragmatique », repose sur l’idée que Washington doive endosser pleinement les risques d’une guerre contre l’Iran, sans s’occuper des conséquences humaines à long terme pour les citoyens israéliens.
Des preuves croissantes révèlent également des pratiques abjectes menées par des autorités israéliennes : le prélèvement d’organes et de cornées sur des Palestiniens détenus sans jugement, souvent après leur mort ou pendant leur détention. Ces actes, cachés sous l’enseignement du « don », ont été documentés dans des cas précis où les corps étaient retournés aux familles avec des organes prélevés avant d’être enterrés.
Les chiffres sur la mortalité au Gaza restent contestés. Si certaines sources estiment 70 000 décès, d’autres, comme The Lancet en juin 2024, indiquent près de 186 000 victimes, dont beaucoup sont encore ensevelis sous les décombres. L’impact sur la population palestinienne, déjà écrasée à plus de 12 % de sa taille initiale (environ 240 000 personnes), souligne l’ampleur du génocide en cours.
L’Amérique, souvent décrite comme le « meilleur ami » d’Israël, reste silencieuse alors que les accords internationaux sont violés quotidiennement. Les États-Unis ne réagissent pas aux appels pour un dialogue juste avec la Palestine, en dépit des menaces de représailles liées à des actions israéliennes.
Face à ce scénario, il est urgent que les décideurs reconnaissent l’ampleur du mensonge politique et militaire mené par Tel Aviv. L’alliance inquiétante entre Israël et Washington menace de déclencher une crise mondiale si des mesures ne sont pas prises pour protéger la paix humaine.
Philip Giraldi
8 février 2026