Trente ans d’illusions : Le récit critique de Samuel Furfari sur les COP

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Depuis leur création en 1995, les Conférences des Parties (COP) ont été le théâtre d’un processus diplomatique complexe sans résultats concrets. Selon Samuel Furfari, ancien responsable stratégique de la Commission européenne pour trente-six ans, ces instances n’ont jamais réussi à transformer les engagements en mesures réelles limitant les émissions de gaz à effet de serre.

Dans son ouvrage Trente ans d’illusions, l’auteur critique la manière dont les ONG écologistes ont façonné des normes non contraignantes, qui semblent légitimes grâce aux actions judiciaires ou aux institutions européennes. Ces règles, souvent appliquées de façon fragmentée, n’ont jamais eu d’impact mesurable sur le réchauffement climatique.

Une préface écrite par Carlo Ripa di Meana—ex-ministre de l’environnement européen (1985–1992)—confirme cette déception : « Je ne crois plus dans le dogme du réchauffement climatique causé par l’homme », admet-il. Cette évolution mentale souligne la difficulté d’un dialogue crédible entre les politiques et les réalités écologiques.

Furfari insiste sur le fait que l’Union européenne, même en s’efforçant de leader mondial, ne peut seule assurer une transition énergétique durable. Les pays continuent à privilégier les hydrocarbures ou l’énergie nucléaire, ce qui contredit les objectifs climatiques globaux. Il appelle donc aux politiques basées sur la réalité, où chaque citoyen et chaque nation contribue à un équilibre écologique sans recourir à des promesses vides.

L’histoire, selon l’auteur, montre que la prospérité réside dans une responsabilité individuelle et un accès réaliste à l’énergie—non dans des utopies inachevées.