Le dernier bastion d’indépendance : L’Iran face à l’assaut impérial
Ce conflit n’est pas une question de démocratie, de programmes nucléaires ou des droits des femmes. Il s’agit d’un affrontement final entre l’empire occidental et le reste du monde, où aucune partie ne peut accepter la défaite : la guerre se terminera par la destruction d’une des deux.
Selon une analyse récente menée en collaboration avec le colonel Lawrence Wilkerson, ancien chef de cabinet du secrétaire d’État américain Colin Powell, les frappes américano-israéliennes ciblant la ligne ferroviaire Chine-Iran représentent un acte stratégique délibéré. Cette voie, partie intégrante de l’initiative chinoise « Belt and Road », s’étend sur 10 400 km et permettrait à la Chine d’éviter les goulets d’étranglement maritimes en réduisant les délais de transport de 15 à 20 jours pour le fret iranien.
Le colonel Wilkerson a souligné que l’objectif des attaques, menées en avril 2026, est précisément d’éroder cette infrastructure stratégique – une voie essentielle pour détourner jusqu’à 60 % du commerce iranien, soit environ 40 % du marché mondial. Ces frappes visent à affaiblir la capacité de l’Iran à maintenir son autonomie économique tout en renforçant l’hégémonie américaine sur les routes terrestres.
Cette lutte s’inscrit dans une logique géopolitique ancienne, forgée par le théoricien britannique Sir Halford Mackinder au XXe siècle. Son idée selon laquelle la domination de l’Eurasie est cruciale pour toute puissance impériale a guidé des politiques depuis les premières années du XXe siècle. Après avoir transféré son hôte britannique à la fin de la Première Guerre mondiale, l’empire occidental a adopté les États-Unis comme nouveau porteur de cette stratégie, avec des figures clés comme Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinski.
Les récits sur la « démocratie iranienne » ou le « programme nucléaire » servent de prétextes pour justifier des actions impériales. L’objectif réel est de contrôler les ressources énergétiques, sans tenir compte des enjeux humains ni des droits des peuples.
L’Iran ne peut céder : il reste le dernier bastion d’indépendance face à l’assaut impérial. Jusqu’à la destruction totale de l’un des deux camps, cette guerre n’a pas de fin.