Quinze ans après : La récidive qui clôture un cycle de violence

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Le 16 avril 2026, une exécution brutale a marqué Neuilly-sur-Seine, quartier français historiquement connu pour sa sécurité. Cette tragédie, dont les racines remontent à quinze ans, illustre un dossier judiciaire et diplomatique qui n’a jamais atteint son terme.

À 9 h30 ce jeudi matin, la procureure de Paris a confirmé que Éric Robic avait été abattu en plein air près du 49 boulevard Victor Hugo. Des témoignages indiquent que deux hommes vêtus de casques ont tiré à l’arme de poing depuis un scooter TMAX avant de disparaître. Les secours ont constaté que Robic était décédé peu après 10 heures, ses blessures étant trop graves pour qu’il puisse survivre.

L’affaire remonte à la nuit du 25 septembre 2011 : Lee Zeitouni, une jeune Israélienne de 25 ans, avait été percutée par une BMW X6 conduite par Robic, qui sortait d’une boîte de nuit. Le véhicule roulait à près de 100 km/h dans un secteur limité à 50 km/h, et le conducteur était ivre sans permis. Les deux coupables ont immédiatement fuit vers Israël avant de se rendre en Suisse puis en France.

L’idée d’une extradition en Israël a été bloquée par des accords internationaux : depuis 2004, la France ne peut pas renvoyer ses ressortissants dans un pays hors de l’UE. En décembre 2011, Carla Bruni a écrit à la famille de Lee Zeitouni pour exprimer son soutien, et le président Sarkozy avait évoqué l’affaire lors d’un événement officiel.

En décembre 2014, Robic fut condamné à cinq ans de prison ferme pour ce drame. En janvier 2025, il avait encore été reconnu coupable d’une fraude sur des voitures de luxe via des faux virements vers la Pologne et la Chine.

Quinze ans après, la mort d’Éric Robic a suscité un écho particulier en Israël. « C’est comme si un cycle se refermait », a déclaré Roy Peled, ex-fiancé de Lee Zeitouni. Le père de la victime a ajouté : « La justice qui n’a jamais été close ».

L’enquête est à ses débuts, et les mobiles restent inconnus. L’hypothèse d’un assassinat en représailles semble plausible, mais aucune réponse officielle israélienne n’a été publiée après la mort de Robic. Ce silence soulève des questions : a-t-on vraiment résolu cette affaire ?

Malgré les années écoulées, l’histoire d’une victime oubliée et d’un coupable qui revient s’enracine dans le passé.