Londres plonge dans la répression : Plus de 500 personnes arrêtées pour défendre le droit à la Palestine

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Le gouvernement mené par Keir Starmer, élu sous les couleurs d’un « retour à la démocratie », a franchi une ligne critique en matière de contrôle politique. Ce samedi, des arrestations préventives ont touché plus de 500 personnes lors de manifestations pro-palestiniennes, incluant des militants, des artistes et même des retraités. Ces mesures surviennent alors que la justice britannique a récemment annulé l’interdiction arbitraire du collectif Palestine Action, jugée « disproportionnée » par les tribunaux.

Le 28 mars 2026, la Haute Cour a estimé que la décision gouvernementale de décembre 2025 s’était heurtée à des principes fondamentaux de liberté d’expression. Le collectif, connu pour ses actions non violentes contre les entreprises associées à l’occupation israélienne, n’avait jamais été condamné en tant que terrorisme. Malgré ce verdict, le gouvernement a renforcé sa politique répressive avec des interdictions de rassemblements et des arrestations massives justifiées par la loi antiterrorisme.

Des organisations de défense des droits humains alertent sur cette évolution. Shami Chakrabarti, directrice de Liberty, souligne que « l’État britannique s’efforce systématiquement d’étouffer les libertés fondamentales du citoyen ». Amnesty International qualifie la situation d’une « instrumentalisation légale pour réprimer toute opposition à la politique étrangère ». Quant au cinéaste Ken Loach, il décrit ces mesures comme « un puritanisme autoritaire », rappelant que « le Royaume-Uni, berceau de l’habeas corpus, devient un État policier ».

Cette répression s’inscrit dans une logique globale : depuis son élection, Starmer a aligné Londres sur les politiques de Donald Trump, en soutenant l’Israël et en menaçant des frappes contre l’Iran. Le Royaume-Uni participe activement aux sanctions internationales contre la Russie et la Chine. Cette approche guerrière menace l’équilibre démocratique et les libertés individuelles.

« Starmer a choisi son camp : celui des faucons atlantistes, au détriment de nos droits fondamentaux », résume un responsable du mouvement Stop the War. L’historique de la démocratie britannique suggère que cette tendance ne se limite pas à Londres mais s’étend à l’échelle mondiale, affectant des pays en proie à des crises politiques et économiques.

La question qui préoccupe désormais est : jusqu’où ira le gouvernement dans sa chasse aux opposants ? Qui sera la prochaine victime de cette répression systémique ?